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Bien préparer son support avant de peindre

Vouloir peindre c’est bien, mais sur un bon support c’est mieux!

Pour une meilleure conservation, pour un résultat de qualité et aussi pour ne pas avoir de mauvaises surprises lors du processus de création, mieux vaut avoir bien préparé son support avant tout. Pourquoi?? C’est simple, certains matériaux vont être trop absorbants, trop fragiles, trop sensibles et donc cet état favorisera les craquelures, les changements de tons, les moisissures etc…

Une bonne préparation nécessite 2 étapes :

  1. L’encollage – Cette étape permet de coller les fibres entre elles, renforçant alors la résistance. La surface se rigidifie et sert d’enveloppe hermétique contre les attaques extérieures (l’humidité, les bactéries, la déformation naturelle et donc empêche les craquelures, les moisissures, etc…) Cette étape est primordiale pour une très grande majorité des supports (panneau de bois, toile, carton, papier marouflé,etc…) car elle permet de les préserver.
  2. L’enduction – L’enduit est appliqué sur l’encollage sec. Il est couvrant et permet d’uniformiser la surface à peindre. Le liant utilisé pour l’enduction et souvent identique à celui utilisé pour l’encollage : acrylique ou colle de peau. Son rôle est de recevoir, d’absorber et d’accrocher la peinture à la place du support lui-même en quelque sorte. Ainsi l’enduit accuse l’agression des huiles et solvants à la place du bois ou du lin par exemple.

Voici une vidéo relatant ces informations :

Quelques petites choses à savoir avant de commencer ! :

– Les toiles sur châssis disponibles en commerce sont prêtes-à-l’emploi, c’est pour cela qu’elles sont blanches, l’enduit étant déjà appliqué.

– Grosso modo, une préparation maigre est composée de matériaux maigres, en général se diluant à l’eau (colle de peau, caséine, acrylique, vinylique, etc…). Quant à la préparation grasse, elle est composée d’une petite proportion d’huile. Elle est plus solide et résistante que la préparation maigre mais a tendance à jaunir et est très longue à sécher, d’autant plus qu’on ne peut que peindre gras sur cette préparation, toujours dans le respect du fameux “gras sur maigre”.

– La force ou la puissance d’une colle est appelée le “tirant”, elle est déterminée selon la proportion eau/colle lors de sa fabrication.

– Il existe plusieurs produits de mise en oeuvre pour préparer son support : Les préparations modernes (acrylique, vinylique, Caparol, etc…), et les préparations traditionnelles à base de produits naturels (colle de peau de lapin, de poisson, caséine, etc…). Nous allons nous concentrer essentiellement sur le liant acrylique et la colle de peau, les autres produits de mise en oeuvre mériteraient leur propre article… Je vous conseille le livre de Jean-Pierre Brasz Manières de peindre : Carnets d’atelier. Il est complet et très bien expliqué étape par étape.

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Préparation moderne (La plus facile et rapide)

1 – L’encollage

Composé exclusivement de liant acrylique. Vous le trouverez aisément dans le commerce dans de multiples marques, sous les noms également de binder ou bindex. Plusieurs quantités vous seront proposées allant jusqu’à 5l. Le liant acrylique est composé de résine soluble dans l’eau mais irréversible une fois sec, il est très résistant. Il suffit juste de lui rajouter quelques volumes d’eau afin de le fluidifier et il s’applique sur n’importe quel support ! Ce produit moderne est idéal pour toute nouvelle création car il est simple d’utilisation, qualitatif et facilement accessible. Pour la préparation des supports, il est conseillé d’utiliser les liants et non les colles, car les liants sont testés par les fabricants pour leur comportement avec les pigments, ce qui n’est pas le cas des colles. Appliquez la préparation avec une large brosse, comme un spalter en soie de porc par exemple, sur tous les côtés du support afin de le protéger intégralement. Plusieurs couches sont nécessaires.

Liants acryliques de différentes marques

2 – L’enduction

La méthode la plus simple est d’utiliser du gesso. C’est enduit composé de liant acrylique et de craie est vendu prêt à l’emploi dans tous les magasins de matériel artistique. Sinon pour le fabriquer, mélangez de la craie (ou du blanc de Meudon ou d’Espagne), du liant acrylique en volume égal, et de l’eau jusqu’à ce que vous obteniez la consistance souhaitée. Mieux vaut passer plusieurs couches fines plutôt qu’une seule épaisse, sachant qu’il faut plusieurs couches avant de rendre la surface complètement uniforme. Il s’applique également au spalter ou au couteau. Le poncer légèrement avec du papier de verre à grain fin créera une surface lisse comme du marbre, au contraire en jouant avec les effets de texture et d’épaisseur au moment de son application créera des effets de matières intéressants lors de la mise en couleurs.

Gesso de marque différente

Préparation traditionnelle (complexe mais authentique !)

1 – L’encollage

La méthode principale est l’utilisation de la colle de peau de lapin (anciennement appelée colle Totin, nom de l’ancien fabricant). Cette colle a une très bonne adhérence et une capacité à fixer les supports souples, tels que le papier et la toile. Elle ne jaunit pas et est réversible à l’eau. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est utilisée pour la restauration d’œuvres d’art. Contrairement aux liants acryliques, la colle de peau supporte très difficilement l’humidité, elle est propice aux moisissures et a tendance à s’assouplir et donc à détendre le support souple, provoquant des dégâts irrémédiables pour la couche picturale. Il est donc préférable de peindre à l’huile sur une préparation comme celle-ci.

Colle de peau en poudre, en grain et en plaque
Colle de peau en poudre, en grain et en plaque

Selon Xavier de Langlais : La sensibilité de la gélatine à l’humidité et sa coagulation rapide dès que la colle cesse d’être chaude sont les deux grands défauts de ce produit.”

Il existe également d’autres colles du même genre, comme la colle de parchemin ou la colle de poisson, mais ces dernières sont moins courantes, elles sont utilisées dans des cas bien particuliers. Tout d’abords, il faut laisser gonfler la colle de peau dans de l’eau froide pendant 24h dans un récipient propre et hermétique. Selon Jean-Pierre Brazs : Pour l’encollage d’une toile ou d’un panneau de bois : 70gr à 100gr de colle de peau pour 1 litre d’eau. Et pour l’encollage d’un papier : 40 à 60gr par litre. Ensuite faire chauffer au bain-marie seulement la quantité dont vous avez besoin. Il faut l’utiliser tiède car si elle est froide elle ne colle pas, et si elle a bouilli elle ne colle plus… Appliquez-là donc au spalter sur votre support et laisser sécher naturellement, et non pas face au radiateur, sous le soleil ou au sèche-cheveux… Vous pouvez conserver le surplus jusqu’à 5 jours, toujours dans un récipient hermétique. Cette technique est certes compliquée mais toutes ces précautions sont à respecter sinon les risques de pourrissement ou de moisissures pourraient intervenir.

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2 – L’enduction

Pour un enduit maigre, mélangez en proportions égales : de la craie (blanc de Meudon ou d’Espagne), ou du blanc de lithopone ou de titane pour plus de luminosité, de l’eau puis de la colle de peau (70-100gr/litre). Soit en versant la charge dans la colle chaude, soit en versant la colle chaude sur la pâte eau/charge. Et attention, évitez la formation de bulles d’air! Mieux vaut que l’enduit soit fluide, il s’étalera mieux.

Pour un enduit gras, mélangez en proportion égale du blanc de lithopone (pour l’opacité), de l’eau, de la colle de peau et un 1/2 à 2/3 de volume d’huile de lin cuite. Mais attention, car une toile préparée ainsi ne peut pas être roulée (On ne devrait pas quoi qu’il en soit rouler les toiles), et dans le soucis du gras sur maigre, vous ne pouvez donc peindre que gras, à l’huile notamment.

Avec ces étapes, une meilleure conservation est favorisée. Cependant si vous utilisez du bois, n’oubliez pas de le dégraisser avant de commencer quoi que ce soit, avec de l’essence minérale pour les bois neufs, de l’eau et du st. Marc pour les vieux bois. Dégraisser, nettoyer et encoller !

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Cet article a 250 commentaires

  1. Annie LUNARDI

    Bonjour,

    est-il possible alors d’ajouter un autre ingrédient dans la fabrication du gesso afin d’avoir la possibilité de l’utiliser avec de la peinture acrylique ? en ajoutant un liant peu être ?
    merci pour vos conseils

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, le gesso est déjà composé d’un liant acrylique 🙂

  2. Annie LUNARDI

    Bonjour,

    j’ai acheté de blanc de Meudon et de la colle peau de lapin afin de fabriquer mon gesso. Je l’utilise en grande quantité non dilué et en épaisseur pour du relief sur ma toile. je fais de la peinture acrylique. je lis que cette préparation peut moisir et qu’il est préférable de faire de la peinture à l’huile dessus. Est-ce vraiment contre indiqué ?

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Annie, effectivement la colle de peau de lapin a une certaine sensibilité à l’humidité.

  3. Blois

    Bonjour Amandine,
    Vous disiez qu’il était important d’encoller la toile avant de la tendre, mais comment faire?
    J’ai un châssis en bois sur lequel j’ai tendu ma toile de lin vierge, et j’ai ensuite appliqué la colle de peau. La colle va adhérer au bois du châssis, c’est un peu gênant mais je ne vois pas comment faire autrement
    Merci d’avance pour votre réponse

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, les fibres vont se tendre et détendre sous l’effet de l’humidité de la colle. Il est donc conseillé de la fixer provisoirement au châssis, de l’encoller, une fois sèche (et détendue), vous la refixez. Cordialement

    2. Jules

      Bonjour Amandine,
      Je souhaite peindre à l’huile sur bois et j’envisage de prendre un panneau MDF de moyen format, relativement fin ( entre 4 et 9mm).
      questions: Pour que le support soit préparé et prêt à l’emploi, faut-il que j’encolle des deux côtés du panneau? En respectant si j’ai bien compris, les plusieurs couches fines de bindex diluées à l’eau puis, une fois sec, l’enduction au gesso.
      Et est-ce que ce panneau résistera à l’huile?
      En vous remerciant pour vos conseils.
      Cordialement,

      1. Amandine Gilles

        Bonjour Jules, les panneaux de bois reconstitués apprêtés supportent très bien la peinture à l’huile. Attention toutefois à l’épaisseur. Un panneau trop fin se courbera inévitablement. Avec un panneau de cette finesse, mieux vaut ne pas dépasser le 30 ou 40cm de longueur. Cordialemnent

  4. Fanny

    Bonjour,
    Merci pour votre article et vos conseils très précieux. J’ai un souci concernant l’humidité. J’ai, pendant quelques temps, gardé des peintures à l’huile dans une pièce un peu trop humide. Des tâches de moisissures se sont ainsi crées, surtout à l’arrière de la toile. Y’a t-il quelque chose à faire pour arranger les choses? Je pensais enduire l’arrière de la toile avec de la colle de peau (ou liant du type Caparol) et du gesso pour essayer de l’imperméabiliser et la protéger… mais j’attends votre conseil. J’ai peur de faire pire que mieux. Et comment nettoyer la peinture elle-même tâchée?
    Merci d’avance! Cordialement

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Fanny, la priorité est de sortir rapidement ces toiles de cette pièce humide ! Et leur trouver un meilleur endroit de conservation. Les moisissures peuvent probablement se retirer avec un peu d’essence ou d’alcool, mais sans certitude. Le mieux serait de demander conseil à un restaurateur d’oeuvres d’art, surtout si les moisissures se trouvent sur la partie peinte… Par ailleurs je vous déconseille la colle de peau, qui est elle-même sensible à l’humidité. Et vouloir recouvrir le verso de la toile avec de la colle (même acrylique) va faire varier la tension des fibres, et donc créer de larges réseaux de craquelures. Voilà ce que je peux vous dire compte tenu des mes connaissances, si vous souhaitez en savoir plus ou avoir plus de précisions, comme dit précédemment, mieux vaut se tourner vers les restaurateurs dont c’est le métier 🙂

  5. Gonnet

    Bonjour, suite à la lecture de votre article consacré à la préparation du support, j’ai une question technique, et j’aimerais que vous me donniez votre avis si cela ne vous dérange pas.

    Dans la mesure où je tends et encolle moi-même les toiles (coton épais, Caparol,) sur mes châssis, et que je peins en utilisant de très fines couches de peinture – mélange de pigment, eau et liant – je me demandais si le gesso était vraiment obligatoire ?
    J’ai remarqué que mon approche sur un tissu encollé mais non apprêté rendait bien mieux. Les couleurs sont prises dans le tissu et la peinture ne glisse pas comme du gesso, surtout le rendu des pigments est bien plus intéressant. (a ma connaissance Helen Frankentaler peignais sans apprêter ses toiles) Mais je m’inquiète de la longévité du tableau, et de l’éventuelle détérioration du tissu.

    Merci de votre réponse,
    bien cordialement

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Valentin, le gesso n’est pas obligatoire, il est conseillé. Quant à l’encollage, son rôle est primordial pour la résistance de l’œuvre. Plusieurs couches sont nécessaires.
      Votre procédé est bon. Les pigments sont pris dans le tissu (et non dans le gesso du coup), ce qui veut dire que votre œuvre dépend de la bonne conservation du tissu.

  6. Sébastien Loppin

    Bonjour,

    J’ai essayé de lire un maximum de commentaire pour voir si ma question n’aurait pas été abordée.
    Je suis photographe et souhaiterai réaliser des fonds peints à la main. Quel type de support me conseillez-vous, lin ou coton ?
    Ensuite, est-ce qu’une simple (plusieurs couches biensur) de Gesso serait suffisante ou dois-je auparavant passer une couche de bindex ?
    Enfin quels sont les quantités nécessaires sachant que les toiles feront entre 9m2 et 18m2

    Merci d´avance pour vos réponses et surtout pour ce super article.
    Sébastien

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Sébastien. La 1ère question à se poser est celle-ci : Ces fonds sont-ils prévus pour perdurer dans le temps (plusieurs décennies) ou est-ce juste de l’éphémère (quelque mois ou années) ? Dans le 1er cas, il vous faudra être plus rigoureux dans la préparation que dans le 2e cas. A savoir que les magasins artistiques propose des toiles en vente au rouleaux de 10m (peut-être plus). Il y en a de tout type et de toute sorte : en lin, coton, synthétique ; brute, encollée, enduite… Elles seront toutes très bien dans votre cas, le choix dépend de vos envies. Par exemple le synthétique est le moins sensible à l’humidité (bonne chose pour le transport régulier), le coton est le plus souple (plus facile à rouler) et le lin est le plus solide (mais plus cher). Le grain de la toile est également différent selon la fibre. Trop de facteurs entrent en compte pour que je puisse vous dire quelque chose de précis. Merci à vous

  7. Audrey

    Bonjour,
    Je peins a l’acrylique sur des planches de contreplaqué et mdf (généralement assez grandes)
    Habituellement après ponçage je passe une Ou deux couches de primaire d’accrochage bois (rayon bricolage) suivi de plusieurs de couches de gesso.
    Après le lecture de votre article je réalise que je zappe en réalité la phase de l’encollage.
    Du coup devrais je plutôt passer une couche de liant acrylique/ colle plutôt que mon primaire d’accrochage ? Un conseil sur le produit d’encollage le plus adapté au bois ?
    Merci beaucoup pour vos précieux conseils !

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, le liant/colle acrylique est ce qu’il y a de plus adapté et de plus pratique. L’appliquer avant de mettre le primaire, c’est mieux, car sinon le bois absorbera tout le liant du primaire et laissera la craie ou le pigment en surface, devenant parfois friable.

  8. Marie-Paule

    Bonjour Amandine,
    Assez débutante en peinture à huile, je serai vraiment ravie d’avoir vos conseils de professionnel. Jusqu’ici je peignais sur des toiles de petites dimensions déjà apprêtées achetées dans le commerce. Mais j’aimerai m’essayer à de plus grandes dimensions, 125 cm x 75 cm pour celle que je veux réaliser actuellement. J’ai 3 questions. Concernant le décatissage de ma toile de lin, dois-je la tendre sur le châssis avant de la mettre dans l’eau chaude et la brosser? Mais vu que le châssis est de grande taille, je ne sais pas comment mis prendre pour laisser tremper la toile ainsi tendue pendant 2 jours. Puis je tremper le lin sans le tendre au préalable, le brosser et laisser tremper pendant 2 jours? Ou quelle autre méthode me conseillée vous?
    Concernant ma deuxième préoccupation, j’habite en Côte-d’Ivoire et malheureusement je n’ai pas trouver de binder pour artiste que j’utiliserai avant l’enduction avec le gesso acrylique que j’ai pu trouvé (marque Daler Rowney, simply).J’aimerais savoir quel autre produit je pourrais utiliser à la place du binder ? De la simple colle vinylique pourrait-elle convenir? Ou de la colle à papier peint (de quelle composition)? Ma troisième question concerne le gesso, puis-je utiliser à la place du simple enduit universel, (je crois l’avoir lu quelque part)? Trouver des produits pour artiste à coup raisonnable est assez difficile dans mon pays. Merci d’avance pour vos réponses que j’attends avec impatience. Bien à vous

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Marie-Paule, concernant le décatissage, vous pouvez fixer la toile sur la chassis de manière temporaire puis la lessiver. Comme elle va se détendre au contact de l’eau, vous la refixerez à nouveau et ainsi de suite. Jusqu’à ce qu’elle atteigne son élongation maximum.
      Quand au binder, il peut en effet être remplacé par tout autre colle acrylique. Idem pour le gesso et l’enduit universel qui sont équivalent.
      Merci à vous, cordialement

  9. Céline Ric

    Bonjour Amandine,
    Dilemme du dimanche ! Je souhaite donner un rendu “encre” ou “aquarelle” à ma peinture à l’huile. Vous savez comme s’il y avait des tâches plus ou moins grande et aléatoires qui s’étendent sur d’autres. Ma toile est encollée et enduite. Honnêtement est-ce vraiment possible à l’huile ? J’ai essayé en diluant beaucoup avec de la térébenthine mais le rendu n’est pas à la hauteur. Peut-être faudrait-il une toile non enduite pour créer des effets d’absorption ?
    Sinon je peux me rabattre sur de l’acrylique diluée à l’eau ou de l’encre, mais sur une toile enduite, j’ai des doutes. Sans doute faudrait-il enlever l’enduit ? Y a t-il un moyen d’enlever l’enduit ?
    Merci pour votre avis.
    Artistiquement votre
    Céline

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, c’est bien sur tout à fait possible à l’huile, tout est possible avec la peinture à l’huile ! Avez-vous essayé la technique de “marbrure” ? ce procédé consiste à appliquer une couche de peinture, puis tant qu’elle est fraiche, projeter des gouttes d’essence sur la surface, de manière aléatoire. Plus les gouttes d’essence seront grosses, plus le pigment sera dispersé, créant donc différentes formes de “taches”. Cordialement

    2. Céline Ric

      Chère Amandine,
      Merci pour votre conseil. Je vais tester et badigeonner d’essence, sans plomb ou 95 ? je blague !
      Bien à vous,
      Céline

  10. Anne-Marie Allard

    J’ai peint une toile à l’acrylique sur un support déjà préparé et prêt à peindre. C’était un support de qualité professionnelle.
    Or je viens de m’apercevoir qu’il y a de minuscules points blancs qui ont ressorti sur les parties foncées. Comment remédier à cet énorme inconvénient? En peignant l’arrière de la teinte foncée? En lissant l’arrière avec des touches d’eau?

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, les “points blancs” doivent correspondre aux irrégularités naturelles de la toile de lin. Si c’est bien de cela qu’il s’agit, alors peindre ou mouiller l’arrière de la toile n’y changera rien. Le mieux est encore de les recouvrir de peinture en ajoutant une nouvelle couche de couleur par exemple. Cordialement

  11. Lola

    Bonjour, tout d’abord je vous félicite pour votre site qui est d’une richesse incomparable, merci beaucoup pour ce travail de transmission de vos savoirs! J’ai fait les beaux arts mais nous n’y avons jamais appris les techniques d’huile, j’ai récemment fait l’acquisition d’une harpe ( vieux rêve enfin a ma portée), la table d’harmonique a été finie au vernis cellulosique au tampon selon ce qu’en dit le fabriquant, elle n’est pas d’une brillance extrême, mais n’est pas mate non plu, j’aimerais y peindre des motifs de style miniature et enluminures, qui durent dans le temps, a savoir que la table est faite d’un bois aux fibres très serrés mais supporte une tension de cordes de plusieurs kilos, voir de tonnes, c’est donc une partie mouvante,soumise a des contractions du bois selon que l’ont tend les cordes plus ou moins en fonction des morceaux joués, bien que cela ne se voit pas a l’oeil nu, ce support de bois reste donc souple pour accepter les tensions sans se rompre, j’aimerais savoir ce que vous conseilleriez de faire pour y peindre des motifs ? A savoir que je ne peux pas enlever le vernis cellulosique qui la recouvre vu que celui ajoute aux propriétés acoustiques, il me faut donc peindre dessus, comment l’apprêté,et quelle peinture tiendra sur la durée? Merci infiniment d’avance de prendre le temps de répondre a ma question. PS: je pensais prendre des peinture Griffin a l’huile alkydes de Windsor et newton pour la rapidité de séchage, mais j’attends votre avis .

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, la peinture à l’huile peut tout-à-fait tenir sur un vernis, une surface lisse. Votre choix portée su la Griffin est bon. Toutefois ce ne doit pas être une zone manipulée car la peinture résistera sur le support mais pas au contact régulier. De plus, le rendu sera plus “beau” ou traditionnel qu’avec de la peinture acrylique qui donne un aspect plus street art

  12. Castanier

    Bonjour
    J’ai réalisé un fond à l’acrylique et j’aimerais savoir si on peut mettre du tesson par dessus puis après séchage peindre à l’huile.
    Je sais que l’on doit commencer par le gesso mais j’aimerais utiliser cette toile. Je trouve qu’un gesso donne un meilleur rendu.
    Merci

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, ne vouliez-vous pas dire “gesso” à la place de “tesson” ? Le gesso, étant constitué d’acrylique, peut effectivement s’appliquer sur un fond acrylique, pour ensuite être peint à l’huile. Merci à vous