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Les médiums pour peinture à l’huile : Explications et utilisations

Il existe une très grande quantité de produits associés à la peinture à l’huile, tels que les huiles bien évidemment, les médiums, les siccatifs ainsi que les solvants. Et bien souvent il est difficile d’obtenir des explications claires et précises quant à leurs utilisations et leurs descriptions. Voici quelques informations de base

Qu’est-ce qu’un médium à peindre?

L’emploi d’un médium n’est pas obligatoire, l’utilisation de la peinture directement sortie du tube peut être efficace si elle est de qualité, bien entendu. Pour preuve les peintures de Van Gogh, celui-ci n’utilisait pas ou peu d’additifs et ses toiles sont encore très bien conservées aujourd’hui. La raison à ce très bon état de conservation est due à sa technique alla prima qui a permis un durcissement homogène et régulier. Toutefois, si vous peignez de manière plus traditionnelle, c’est-à-dire en plusieurs couches, il est fortement recommandé d’utiliser un médium.

Pourquoi cela ? Diluer sa peinture avec de l’essence (térébenthine ou White spirit), c’est l’appauvrir. La couleur va perdre de son éclat et de sa brillance du fait de la dispersion des pigments. Alors qu’au contraire le médium en augmente la qualité grâce notamment à la résine qu’il contient. Voici ses rôles :

  • Faciliter le travail de précision en fluidifiant la pâte.
  • Réguler le durcissement de la pâte, par conséquent éviter les craquelures.
  • Protéger les pigments en les enrobant avec de la résine, et donc favoriser une meilleure conservation.
Médium à peindre
Médium à peindre

Auparavant les peintres fabriquaient eux-même ces additifs au sein de leur atelier, aujourd’hui ils sont proposés prêts-à-l’emploi dans de bonnes qualités. Certains sont liquides à utiliser dans un godet, d’autres sont en gel à déposer sur la palette.

Médium à peindreLes “médiums à peindre” basiques sont fabriqués à partir de résine qui permettent d’augmenter la brillance des couleurs à l’huile, de les fluidifier et de les rendre plus transparentes. Ils améliorent la qualité de la peinture en exploitant son potentiel.

Comment utiliser un médium?

Les couleurs pures à l’intérieur des tubes ne sont composées que de pigments et d’huile siccative, la peinture est donc grasse et difficile à utiliser surtout pour le travail en couche fine et précise. En plus de faciliter l’application des couleurs, le médium va les embellir. Il se mélange directement aux couleurs sur la palette ou sur le support, dans des proportions à adapter selon l’effet désiré.

Pour fluidifier le médium, il suffit de le diluer avec de l’essence de térébenthine. Plus la proportion de médium dans l’essence est grande, plus gras sera le mélange. Attention, car trop diluées, les couleurs deviennent ternes et cassantes.

Bon à savoir !

L’utilisation d’un quelconque médium ne doit pas déroger à la règle du gras sur maigre! C’est chimique, il faut toujours que la couche supérieure soit plus grasse que la précédente. C’est la proportion essence/huile qui détermine si un produit est gras ou maigre. Si vous peignez en plusieurs couches, commencez par un “jus” fortement dilué à l’essence par exemple, puis superposez en diminuant la proportion à chaque fois. Les couches supérieures sont peintes avec le médium pur.

Comme le disait feu le site Dotapea : Travailler maigre au début permet d’éviter un “marécage oléagineux” par la suite !

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Cet article a 112 commentaires

  1. Vaquier Martine

    Bonjour Amendine,
    J ai trouvé par hasard sur le net un médium à séchage rapide “Guardi”. Est-il dans la catégorie “médium alkyde”? Peut-on l employer pendant tout le processus de peinture d une toile? Je vous remercie pour votre réponse.
    Très cordialement. Martine

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Martine, en effet vous pouvez l’employer pendant tout le processus de réalisation. Mais attention car il ne sèche que “superficiellement”, c’est-à-dire à la surface. Il n’est donc à utiliser que pour de fines couches, pas pour des épaisseurs.

    2. Martine Vaquier

      Bonjour Amandine,

      Je vous remercie pour votre réponse.
      Très cordialement

  2. Cogordan

    Bonjour.
    Je viens juste de m inscrire et ai beaucoup apprécié cet article.
    En tant que débutante, j ai besoin de comprendre si en utilisant un medium à peindre Talens par exemple, il faudra que j en utilise moins ou plus pour une 2ème couche ou une retouche eventuelle.? . Est ce que la présence d huile dans le medium m oblige à peindre plus gras après?
    Qu’est ce qui est plus gras : la peinture qui sort du tube ou la peinture plus le medium.?
    Merci par avance

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, Le médium se compose globalement d’huile, de résine et d’essence. Par conséquent, ajouter du médium rend la couleur plus grasse. Merci à vous

  3. Sylvie

    Bonjour à tous.
    Je peins à l’huile depuis peu de temps et voilà ma question. J’utilise le medium à peindre Talens 083 que je dilue avec de l’essence de térébenthine 80 % au départ, puis 65 % et en dernier 50% : est ce bien ? Je ne peins pas vite, entre deux couches (peu épaisses) combien de temps dois je attendre ? je pense que je ne peux pas reprendre le travail le lendemain ? la couche doit elle être sèche au toucher ? Merci de vos conseils.

  4. Rémy

    Bonjour Amandine:

    Vivant dans les Hautes Alpes à plus de 1100 mètre d’altitude, nous rentrons dans les périodes de froids atteignant les -5°C -6°C.
    Réalisant des peintures à l’huile sur des panneaux en bois, j’aimerai savoir quelles sont les températures idéales pour peindre dans une pièce à vivre ( j’utilise une chambre en guise d’atelier).

    Est-ce-que 17°C ~18°C conviendrait et bien sûr savoir si le matériel ne risque pas de s’endommager?

    Je vous remercie pour vos conseils.

    Cordiallement.

    Rémy

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, selon les conservateurs de musées, la situation ambiante idéale pour les oeuvres comme pour le matériel, se situe entre 18 et 20°C avec un taux d’humidité de 50 à 60%. Cordialement

  5. Parvati

    Bonjour,
    Tout d’abord bravo et merci pour la très grande qualité de ce blog.
    J’ai une question concernant le liquin :
    Partant du principe que celui-ci transforme la peinture à l’huile en alkyde, puis je après une semaine de séchage (histoire d’être sûre) intervenir à la peinture en spray et au posca par-dessus ?

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, votre raisonnement est juste, néanmoins le délai d’attente dépend de l’épaisseur de la pâte. En couche fine, 1 semaine sera suffisante, s’il y a un peu plus d’épaisseur mieux vaut prolonger le délai. Merci à vous

  6. Véronique T

    Bonjour,

    Encore une question, sans trop vous ennuyer, j’espère.
    Le liquin est fort utilisé par de nombreux artiste, à base de résine alkyde. (moi je trouve son odeur désagréable). Est-ce que, si je ne veux plus utiliser le liquin mais avoir les facilités de ne plus m’occuper de la règle du gras sur maigre, est-ce que les produits suivants sont sur le même principe (et donc d’utiliser le même médium pendant tout le processus de création) ?
    talens 007 médium alkyd
    rapid medium de schmincke
    medium alkyde lefranc bourgeois.
    Tellement de personnes parlent du liquin de winsor newton, que je ne trouve pas beaucoup d’articles sur le net témoignant de l’efficacité des autres produit.
    Encore merci à vous,
    Cordialement,
    Véronique

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, le Liquin est composé de résine alkyde, tous ces produits sont donc identiques ! Merci à vous

  7. Véronique T

    Bonjour,

    J’aimerais vous poser de nouvelles questions à propos des médiums. Est-ce que la façon de procéder que je vais vous décrire vous semble correcte pour éviter tout problèmes lors de la réalisation d’une peinture ?
    couche de fond : couleurs du tube + essence minérale, jus fort dilué. Ensuite, plusieurs couches en plusieurs étapes (dont je prépare des flacons à l’avance) avec un médium à peindre talens 084 (séchage rapide) :
    1 : 60 essence / 40 médium
    2 : 50 essence / 50 médium
    3 : 40 essence / 60 médium
    4 : 30 essence / 70 médium
    5 : 20 essence / 80 médium
    6 : 10 essence / 90 médium
    7 : 100% médium
    Si je veux réaliser des glacis, dois-je mettre une goutte d’huile de lin au médium 100% (et donc, un huitième flacon) ou puis-je utiliser un autre médium par dessus (talens 086 – spécial glacis) ? sachant que je ne connais pas la proportion en huile et résine dans le talens 086. Sera-t-il plus ou moins gras par rapport au médium pur (talens 084). Peut-on mélanger ainsi deux médiums pour un même tableau ?
    Et si je veux faire plusieurs glacis (à chaque couche durcie), comment respecter la règle du gras sur maigre avec le talens 086, si je l’ai utilisé pur au premier glacis (parce que si je l’avais dilué au début, ce mélange aurait-il été plus gras que le médium pur (talens 084) ?
    Je sais que je pose beaucoup de questions mais dont je suis sûre que vous me donnerez une explication simple et efficace.
    Merci.
    Bien cordialement,
    Véronique

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, votre commentaire est riche en information. Je comprends votre questionnement et votre raisonnement est juste, mais mieux vaut simplifier tout ça ! Vos étapes du gras sur maigre sont correctes, seulement les proportions ne concernent que l’essence et le médium, hors un glacis est davantage dans le rapport médium / couleurs (glacis = teinte transparente). En d’autres termes, les étapes 1 à 7 peuvent être traitées en glacis en ajoutant simplement une quantité de couleurs au mélange essence/médium. Inutile d’ajouter des étapes 8 et plus, ni de nouveau médium. Peu importe le nombre de couche tant que le délai de séchage est respecté. J’espère que c’est un peu plus clair 🙂

  8. Dimitri

    Bonjour Amandine,

    Souhaitant réaliser un tableau avec de la texture, je me pose la question et en espérant que j’aurai la réponse à celle-ci, peut-on commencer un tableau à la peinture a l’huile au couteau ( avec medium flamand et/ou vénitien), et par la suite poursuivre notre oeuvre à la peinture à l’huile au pinceau ( ex: medium a peindre Lefranc et Bourgeois)?
    Est ce que le fait de passer d’une couche à une autre avec une technique et médiums differents, va t’il y avoir des aggravations par la suite ( ex: risque de craquellure).
    Il y a t’il un temps de séchage à respecter entre les deux couches?

    En vous remerciant d’avance pour vos conseil.

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Dimitri, il n’est pas vraiment recommandé d’utiliser plusieurs médiums au sein d’une même réalisation, cela ne fait qu’augmenter les complications concernant le durcissement. En revanche, pour peindre au couteau sans risque de craquelures et un séchage relativement rapide, je vous conseille l’emploi d’un médium épaississant ou médium de texture. Il permet des épaisseurs avec un séchage en coeur rapide et régulier. Puis si vous souhaitez ajouter des glacis ou autre couche supplémentaire, alors l’emploi d’un médium à peindre est possible mais après plusieurs mois seulement, le temps que l’épaisseur durcisse. Pour vérifier que tout soit bien sec, comme en pâtisserie quand on plante la lame du couteau dans le gâteau sortant du four, plantez une aiguille dans la pâte, si elle ressort propre, c’est que la pâte est sèche. Merci à vous

  9. Héloise

    Bonjour Amandine ! Après lecture de votre article je me suis mise à regretter de n’avoir pas employé de “medium à peindre” pour garder l’éclat des couleurs et une meilleure conservation.
    Si on a commencé comme moi à peindre une première couche à l’essence puis deux couches avec le mélange “essence + quelques gouttes d’huile de lin”, est-il possible pour les suivantes de peindre avec le mélange “essence + médium à peindre” (et si oui, en quantité égale ou bien supérieure à celle de l’huile de lin)? Merci d’avance pour votre réponse -et ce super site internet!-

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, en cas de doute sur la quantité de gras à utiliser par rapport aux couches précédentes, le mieux est encore d’attendre plusieurs semaines, voir 2 ou 3 mois avant d’appliquer une nouvelle couche, leur laissant alors le temps de se durcir. Merci à vous !

    2. Dehlia

      Bonjour, je débute a l huile. J ai peint un tableau sans avoir dilué la peinture. Une seule couche mais asser épaisse. Je pense qu’il ne sechera jamais du coup. Que puis-je faire pour récupérer cette erreur. Mille mercis d’avance.

      1. Amandine Gilles

        Bonjour, votre peinture va sécher, mais ça risque de prendre du temps. Merci à vous

  10. Raffa

    Bonjour,

    Je rencontre des soucis de séchage avec de l’encre à base d’huile (offset-typo) sur du papier qui pourrait se ranger dans les types “aquarelle”, l’encre est utilisée telle quelle sortie du pot.
    Je précise que l’encrage est relativement important dû à la taille des aplats de l’imprimé.

    Après des semaines de séchage, lorsqu’on frotte une feuille de papier sur l’impression, la couleur se transfère fantômatiquement avec un effet “craie”

    Je viens de faire quelques essais (en séchage) en coupant l’encre avec du siccatif de cobalt et du médium siccatif à différentes proportions (10% maximum)

    Selon votre expérience avec les peintures à l’huile, reconnaissez-vous le problème malgré la différence probable du produit ? Pourriez-vous essayer de déterminer l’élément perturbateur dans cette équation ?

    Merci pour vos conseils

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, il est fort probable que le problème provienne du support. Le papier aquarelle est spécifiquement prévu pour être très absorbant, par conséquent, il absorbe toute l’huile et laisse en surface le pigment “délié”, d’où l’effet craie. Le siccatif n’y changera pas grand chose à priori. La solution, à l’avenir, serait d’encoller vos papiers au préalable, à l’ancienne avec de la colle de peau, ou au plus simple avec une colle acrylique. Voir l’article dédié à ce sujet. Merci à vous et bonne continuation

  11. Véronique T

    Bonjour,

    Je trouve vos conseils très intéressant, d’où, le fait que j’ai quelques questions à vous poser.
    Puis-je utiliser le liquin original avec mes tubes à l’huile en le diluant avec de l’essence minérale, avec les premières couches, pour ensuite diminuer les proportions d’essence, et finir, les dernières couches et glacis avec le liquin pur ?

    Comment vernis-t-on le tableau réalisé au liquin ?
    Avec la technique classique essence/médium, on peut placer après 2 mois, un vernis à retoucher provisoire, et après un an (couches fines de peinture), un vernis définitif. Mais pour le liquin, qui fait durcir très vite la peinture, quel délais pour vernis à retoucher et définitif ?
    Le liquin a tendance à rendre la peinture terminée, un peu plastifiée… un vernis mat rendrait-il le tout satiné ?

    Bien cordialement,

    Véronique

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Véronique, le liquin étant un médium à séchage rapide, la règle du gras sur maigre devient presque inutile. Chaque couche de peinture mettant seulement quelques heures à se durcir, il devient facile de les superposer. Quant au vernis, il reste le même que pour n’importe quelle peinture à l’huile, je dirais plutôt 3 semaines pour un vernis à retoucher et 6 mois pour un vernis définitif, surtout en couches fines. Mais peu importe, le principal est que la peinture soit sèche !
      Comme dit précédemment, le liquin séchant rapidement, le vernis définitif peut être appliqué plus tôt encore. Un vernis satiné directement correspondrait mieux à vos attentes semble-t-il. Merci à vous !

  12. Jonathan MTC

    « le médium à peindre peut aussi servir à faire des glacis s’il est mélangé à des couleurs transparentes. »
    C’est noté. Merci bcp !

  13. Jonathan MTC

    Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions de débutant !
    Je me permets de vous demander une nouvelle fois votre avis.
    Est-ce qu’une peinture en couche réalisée comme ci-dessous serait convenable ?
    -Iere couche : couleur opaque + bcp d’essence
    -IIeme couche : couleur opaque + un peu d’essence + un peu de médium à peindre
    -IIIe couche : couleur opaque + medium à peindre.
    -IVeme couche : couleur transparente + medium a glacis.

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Jonathan, c’est parfait ! Toutefois, le médium à peindre peut aussi servir à faire des glacis s’il est mélangé à des couleurs transparentes. Bonne continuation !

  14. Jonathan MTC

    Bonjour. En moyenne, combien de couches les peintres réalisent-ils et combien de temps attendent-ils entre chacune ?
    Au reste, si j’ai bien compris, c’est la proportion huile/essence qui détermine le gras d’une couche.
    Plus la quantité d’huile est élevée, plus la couche sera grasse, n’est-ce pas ? Mais qu’en est-il de la quantité de medium ? La proportion huile/medium a-t-elle une influence sur le gras d’une couche ?

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, le nombre de couches est libre à chacun. Il n’y a pas de règle à ce sujet. Léonard de Vinci en appliquait plus d’une vingtaine soi-disant. Effectivement, plus la pâte contient d’huile, plus elle est grasse.
      Le médium est un mélange d’essence, d’huile et de résine, donc gras par nature. Mieux vaut le diluer à l’essence mais ne pas le rendre encore plus gras par l’ajout d’huile. Car une pâte trop grasse capture les poussières et peut même ne jamais durcir… Plutôt que de peindre avec un mélange essence/huile, mieux vaut utiliser un mélange essence/médium.

  15. Olivier

    Bonjour,

    J’aimerais encore vous poser une nouvelle question technique à propos de la peinture à l’huile.

    J’ai réalisé un crayonné (crayon HB) très détaillé sur un châssis entoilé en lin grain fin.
    Certains essuient délicatement le surplus de fusain ou d’autres mettent de la bombe spray pour fixer le crayon comme pour un pastel. Mais, ne connaissant pas la chimie du spray, je ne sais pas comment l’huile peut réagir après des années.

    Alors, j’ai vu sur you tube, un artiste qui faisait son dessin sur une planche MDF, puis passait sur la surface, un médium matte acrylique (surement de liquitex – modèle vert F), ce qui fixait son dessin, tout en le rendant transparant, et une fois la couche sèche, il place les couleurs à l’huile comme sous-couche. (réf you tube : Donato Giancola – painting Joan of Arc) si vous désirez visionner la vidéo pour mieux comprendre mes explications.

    J’ai ce produit chez moi, mais je lis sur le flacon qu’il ne faut pas mélanger ce produit avec les peintures à l’huile. Alors, je supposais que cela signifiait de ne pas mélanger directement le produit avec les tubes de peintures à l’huile, puisqu’au départ, c’est un médium pour fluidifier les peintures acryliques.
    Mais comme, on peut peindre huile sur acrylique, je suppose que si j’utilise ce médium pour protéger mon dessin, une fois sec, c’est considéré comme un matériau acrylique et donc plus de problèmes pour passer à l’huile ensuite.
    Qu’en pensez-vous, si je peux utiliser ce produit ou si vous avez un autre conseil à me donner pour ne pas mélanger mon crayonné avec les premières couches à l”huile ?

    D’avance, merci.
    Olivier

    1. Amandine Gilles

      Bonjour Olivier, vous pouvez effectivement appliquer de l’acrylique sur votre dessin afin de le fixer. En privilégiant le spray, car le pinceau va étaler le graphite ou fusain utilisé. Sinon, comme vous l’avez mentionné, en frottant votre dessin avec un chiffon ou, comme moi, en estompant avec une gomme mie de pain, délicatement pour ne pas effacer. Merci à vous !

  16. Laurie Briche

    Bonjour Amandine,
    Merci pour ce super site, un vrai couteau suisse pour toutes les questions qu’on peut se poser sur la peinture ! Le seul problème est que je l’ai découvert après avoir commencé haha
    J’ai utilisé du médium à peindre en première couche car je souhaitais un rendu brillant, ce qui marche très bien, mais je pense que je l’ai mis en trop grande quantité.
    La couche est très fine mais très grasse, pensez-vous que cela va sécher ?
    Si oui, pour la couche suivante, faut-il alors que je rajoute encore plus de médium ?
    Encore un grand merci,
    Laurie

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, votre pâte va forcément se durcir au bout de quelques temps. La patience est alors de mise. Quant aux couches à superposer, soit effectivement elles doivent être plus grasses encore, soit vous attendez plusieurs mois pour appliquer une couche équivalente. Le temps nécessaire pour une siccativation efficace. Merci à vous !

  17. vouriot corinne

    Bonjour , j’ai peint à l’huile en plats et semis plats à la spatule , sur support papier spécifique des esquisses contemporaines , que j’ai mis en tableaux sous verres , il y a quelques années , en vue de réaliser une exposition . Mais je n’ai pas pu m’en occuper à l’époque . Maintenant je peux le faire et au déballage de mes tableaux , je me suis rendue compte que les couleurs étaient devenues parfois mates et perdu de leurs pigments comme le violet qui ne ressort plus du tout .
    Y a t’il une méthode pour redonner de l’éclat à cette peinture ? C’est 26 sous verres de 65 X 50 cm et ça représente une année de travail . MERCI pour vos conseils qui me seront indispensables

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, le seul moyen de redonner de l’éclat aux teintes et d’appliquer un vernis à retoucher sur l’ensemble de la surface, puis de repeindre les endroits devenus ternes. De plus, éviter d’encadrer vos peintures à l’huile sous verre car l’huile a besoin d’oxygène pour durcir. Car dans le cas de l’huile on ne parle pas d’évaporation mais de siccativation. Le vernis est la seule protection (voir aussi cet article). Merci à vous !

  18. Olivier

    Bonjour,

    J’aimerais vous demander quelques explications à propos du gras sur maigre.
    Je peins un tableau avec un thème réaliste heroic fantasy, comme certains grands peintres américains, en plusieurs étapes.

    Imaginons, le tableau et les différents plans : un fond abstrait, puis des personnages (3), puis un avant plan. Les 3 personnages ne sont pas séparés, mais se touchent dans la composition. Si le fond a été fait avec une couche maigre (uniquement le fond, en contournant les personnages (dont la zone est encore non peinte) et que une fois durcie en sa surface, je passe à la réalisation des personnages , avec une couche un rien plus grasse.

    Jusque-là, pas de soucis. Mais, si je ne travaille pas vite… et quand le premier personnage est réalisé, ensuite la peinture durcie, quelques jours après, je fais le second personnage qui « touchent » le premier, à cet endroit du tableau, il n’existe que la sous-couche de valeurs à l’acrylique, alors que la surface du premier personnage est déjà constituée de deux couches (gras sur maigre)…

    Ma question est la suivante : est-ce que je peux réaliser le second personnage avec la même proportion de médium à peindre que le premier ou dois-je alors utiliser une couche encore plus grasse en médium, puisque des parties du personnages touchent les bords du premier personnage déjà fini ? (côte à côte, mais pas superposition) Puisqu’il faut toujours respecter la règle du gras sur maigre, un rien de couleurs peut toucher une partie du personnage déjà fini (à peine un contour, peut-être)

    En résumé : fond : première couche genre térébenthine / médium à peindre (70/30), personnage 1 (60/40), une couche plus grasse… personnage 2, même couche grasse (60/40) ou je dois déjà passer à 50/60) augmenter le médium puisque cela peut toucher une partie du personnage déjà peint ?
    Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre, car c’est un peu technique.

    Mais d’avance, je vous remercie si, vous pouviez m’éclairer sur cette question.
    Olivier

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, le gras sur maigre n’est valable que pour les superpositions, dans le cas de juxtaposition comme le votre, aucun problème. Si ce n’est qu’une histoire de contours, cela devrait aller 🙂

  19. Greg

    Bonjour Amandine,

    Merci pour cet article très intéressant… que j’aurai du consulter avant d’aller dans une boutique bien connue à Paris dédiée aux beaux arts ou on m’a conseillé uniquement de terebenthine et de l’huile de lin…

    Je travaillais l’acrilyque au couteau en une seule couche mais les couleurs manquent de densité et de profondeur.

    Pouvez vous me conseiller un mélange qui me permettrait de travailler en une couche et d’obtenir des couleurs bien profondes?

    Question subsidiaire: vous parlez toujours des proportions de vos mélanges sans jamais y inclure la quantité de peinture. Peut-être que cela est dû au fait que vous trempez votre pinceau dans le mélange avant de prendre votre peinture. Or cela est impossible quand on travail au couteau…

    Bravo pour ce site que je vais suivre de manière assidu!

    1. Amandine Gilles

      Merci Greg pour votre commentaire ! 🙂 Pour peindre au couteau à l’huile, il vous faut impérativement un médium d’empâtement qui permettra de faire durcir la pâte en profondeur, sans quoi la pâte finira par craqueler avec le temps.
      Ce médium se présente sous forme de gel translucide, en pot ou en tube. Il ne modifie pas du tout les teintes.
      Quant aux proportions, elles ne sont jamais mentionnées simplement du fait de la liberté qu’a le peintre de trouver lui-même la consistance voulue. C’est vrai que pour ma part je trempe mon pinceau dans le medium avant de prendre ma couleur, mais rares sont les ouvrages de références lus qui mentionnent des proportions exactes. Merci à vous !

  20. Aude

    Bonjour Amandine,
    J’aimerais me mettre à la peinture à l’huile à l’eau (pas de possibilité chez moi d’avoir un atelier qui me permettrait de peindre à l’huile avec la térébenthine). Les marques Cobra et Artisan proposent des médiums spécifiques à la peinture à l’eau. Mais serait-il possible d’utiliser un médium pour peinture à l’huile classique, plus particulièrement le Liquin ?
    Merci pour toute réponse, car je suis une vraie novice en peinture à l’huile !

    1. Amandine Gilles

      Les médiums entre les gammes à l’huile classique et les gammes d’huile diluables à l’eau ne peuvent pas se mélanger car leurs compositions sont différentes. Merci à vous !

  21. laurence

    Bonjour,
    Je reprend la peinture à l’huile après des années de pratique d’encre de chine…le seul hic c’est que je suis allergique à la térébentine alors que j’adore son odeur…ainsi qu’au white spirit , du coup j’utilise le pétrole désaromatisé en remplacement, mais est-ce la bonne solution? qu’en est-t-il de la stabilisation des couleurs? quel produit de remplacement conviendrait le mieux?
    Merci de votre réponse

    1. Amandine Gilles

      Bonjour, la solution pourrait aussi être l’essence d’agrume, disponible en magasin de matériel artistique. Son odeur d’agrume peut être moins désagréable et favorables pour les couleurs. En revanche, ce qui est étrange c’est que le White-spirit, c’est ni plus ni moins que de l’essence de pétrole, donc identique au “pétrole désaromatisé”. Merci à vous