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La fascination de Robert Delaunay

(Retranscription)

Nous savons tous que les grands artistes et les génies ont certaines lubies, manies, voir obsessions. Celle du peintre Robert Delaunay commence en 1910 lorsqu’il se met à peindre avec répétition sous de multiples variantes, un seul et même sujet : La tour Eiffel.

La tour Eiffel

Déjà passionné d’aviation, de sport, d’affiches publicitaires et de tout autre domaine propre au monde moderne, la tour Eiffel devient de tout évidence le sujet de prédilection. Elle est à elle-seule une radio innovante, une prouesse technique et une preuve d’audace et d’élégance. Robert Delaunay, comme beaucoup d’autres peintres, se prend de fascination pour cette dame de fer. Cette fascination prend l’allure d’une quête obstinée pour une recherche totalement abstraite de ce sujet. C’est pas moins dans une trentaine de toiles que R. Delaunay combine en même temps différentes angles de vues et de multiples lumières. Les éléments sont fragmentés plutôt que dans un ensemble formel rigoureux. Cette démarche l’amènera encore plus loin que les cubistes et deviendra l’avant-garde d’un nouveau mouvement appelé Orphique.

Le mouvement orphique

Ce mouvement orphique consiste a représenter les éléments uniquement par les lumières, les couleurs et les contrastes. Ne subsiste de l’objet que sa représentation sensorielle, basée sur des impressions et des perceptions. Sa série de fenêtres étant l’oeuvre phare. De là, est né l’art contemporain basé sur la déconstruction du sujet. On quitte alors le point-de-vue unique formel pour une vision globale constituée de plusieurs réalités.

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